logo

JÉRÉMIE RHORER

C’est à la Maîtrise de Radio-France qu’il intègre comme petit chanteur en 1985, que naît la voca­tion de Jérémie Rhorer pour la direction d’orchestre, alors qu’il chantait sous la direction de prestigieux chefs dont Colin Davis et Lorin Maazel. Dans la pénombre du fond de scène, il les observe, fasciné, et découvre la magie de faire se mouvoir les ondes devant soi, ressent l’action du chef d’orchestre sur les vibrations de l’orchestre. Emerveillé, le jeune Jérémie Rhorer s’aventure dans l’apprentissage de la musique dont il comprend qu’elle est essentielle à sa vie. Il suit alors l’enseignement d’Emil Tchakarov, ancien assistant d’Herbert Karajan, et intègre le Conserva­toire National Supérieur de Musique de Paris en 1991. A l’issue de ses études, il obtient quatre premiers prix. Il s’engage alors dans ce qui fait aujourd’hui sa vie, la direction d’orchestres prestigieux dans le monde, la composition d’œuvres, la direction musicale du Cercle de l’Harmonie.

La direction d’orchestres prestigieux

Très marqué en tant que claveciniste par la révolution baroque et ayant toujours ressenti la question du phrasé et de la rhétorique comme déterminante dans l’interprétation, Jérémie Rhorer s’est attaché à relire Mozart (qu’il aime depuis l’enfance comme une évidence) sans dogmatisme, en quête du génie dramatique du compositeur, la tradition donnant une place trop grande à ses yeux à la vocalité et ses artifices. Et ce seront Idomeneo, Così fan tutte, Don Giovanni, La Clemenza di Tito, et l’Enlèvement au Sérail, autant de pièces jouées avec les plus grands orchestres notamment dans le cycle Mozart que lui confie le Théâtre des Champs-Elysées, un cycle qui fera date.

De même, Haydn, Gluck, Auber, Grétry, Beethoven, Brahms, Weill, les auteurs baroques comme le romantisme allemand, mais encore le répertoire contemporain dont les créations de Thierry Escaich, finalement tous les répertoires occupent sa direction d’orchestre qui se nourrit aussi de sa formation de compositeur, une interaction évidente à ses yeux pour pénétrer la matière musicale, une compréhension intime de la construction qui laisse espérer de… s’approcher de la vérité.

Ainsi, autour de ce foisonnement d’œuvres, Jérémie Rhorer a notamment dirigé le Hessi­cher Rundfunk Sinfonieorchester de Frankfort, le Rotterdam Philharmonic, l’Orchestre National de France, le Bamberger Symphoniker, le Yomiuri Orches­tra au Japon.

Aujourd’hui il est l’invité régulier du Gewandhaus de Leipzig et du Philharmo­nia Orchestra à la tête duquel, il a dirigé en 2013 une production marquante du Dialogues des Carmélites de Francis Poulenc au Théâtre des Champs-Elysées, dans une mise en scène d’Olivier Py, qui obtient en 2014 le Grand Prix du Syndicat de la Critique et dont l’enregistrement DVD est distingué par de nombreuses récompenses dont le BBC Music Magazine Award 2016.

On retrouve Jérémie Rhorer dans les plus prestigieux festivals internationaux, d’Aix-en-Provence à Salzburg, en passant par Glynde­bourne, Edinburgh, BBC Proms, mais aussi à l’affiche des opéras de Vienne, Munich, la Monnaie et le Teatro Real de Madrid.

Enfin, après la disparition de Nikolaus Harnoncourt à qui il était lié par une complicité évidente, le Concentus Musicus l’invite à Graz pour l’Héroïque et la Pastorale de Beethoven.

Aux sources de l’écriture musicale, le Cercle de l’Harmonie

A chacun ses nourritures philosophique, spirituelle et artistique, Jérémie Rhorer a aussi choisi de vivre sa « vraie vie artistique » à travers son orchestre, le Cercle de l’Harmonie fondé autour de la sonorité singulière des instruments anciens, dont sa conception de la direction d’orchestre l’autorise à aborder un répertoire dans l’esprit de l’héritage d’Harnoncourt.

Curieux, insatiable de musique, il exhume des pièces musicales méconnues, Amadis de Gaule de Jean-Chrétien Bach ou Olympie de Gaspare Spontini, qui permettent de reconstituer des filiations musicales et sont autant de témoignages culturels. Aux quatre coins du monde, il explore et dessine un portrait musical du XVIIIeme à nos jours sans compromission, riche, audacieux, singulier.

Composer : l’écriture musicale en mouvement

Elève de Thierry Escaich, compositeur contemporain majeur, lauréat du Prix Pierre Cardin, Jérémie Rhorer poursuit un travail exigeant de composition parallèlement à la direction d’orchestre. Le Philharmonia Orchestra lui commande en 2017, un concerto pour piano destiné à Jean-Yves Thibaudet.

JÉRÉMIE RHORER

C’est à la Maîtrise de Radio-France qu’il intègre comme petit chanteur en 1985, que naît la voca­tion de Jérémie Rhorer pour la direction d’orchestre, alors qu’il chantait sous la direction de prestigieux chefs dont Colin Davis et Lorin Maazel. Dans la pénombre du fond de scène, il les observe, fasciné, et découvre la magie de faire se mouvoir les ondes devant soi, ressent l’action du chef d’orchestre sur les vibrations de l’orchestre. Emerveillé, le jeune Jérémie Rhorer s’aventure dans l’apprentissage de la musique dont il comprend qu’elle est essentielle à sa vie. Il suit alors l’enseignement d’Emil Tchakarov, ancien assistant d’Herbert Karajan, et intègre le Conserva­toire National Supérieur de Musique de Paris en 1991. A l’issue de ses études, il obtient quatre premiers prix. Il s’engage alors dans ce qui fait aujourd’hui sa vie, la direction d’orchestres prestigieux dans le monde, la composition d’œuvres, la direction musicale du Cercle de l’Harmonie.

La direction d’orchestres prestigieux

Très marqué en tant que claveciniste par la révolution baroque et ayant toujours ressenti la question du phrasé et de la rhétorique comme déterminante dans l’interprétation, Jérémie Rhorer s’est attaché à relire Mozart (qu’il aime depuis l’enfance comme une évidence) sans dogmatisme, en quête du génie dramatique du compositeur, la tradition donnant une place trop grande à ses yeux à la vocalité et ses artifices. Et ce seront Idomeneo, Così fan tutte, Don Giovanni, La Clemenza di Tito, et l’Enlèvement au Sérail, autant de pièces jouées avec les plus grands orchestres notamment dans le cycle Mozart que lui confie le Théâtre des Champs-Elysées, un cycle qui fera date.

De même, Haydn, Gluck, Auber, Grétry, Beethoven, Brahms, Weill, les auteurs baroques comme le romantisme allemand, mais encore le répertoire contemporain dont les créations de Thierry Escaich, finalement tous les répertoires occupent sa direction d’orchestre qui se nourrit aussi de sa formation de compositeur, une interaction évidente à ses yeux pour pénétrer la matière musicale, une compréhension intime de la construction qui laisse espérer de… s’approcher de la vérité.

Ainsi, autour de ce foisonnement d’œuvres, Jérémie Rhorer a notamment dirigé le Hessi­cher Rundfunk Sinfonieorchester de Frankfort, le Rotterdam Philharmonic, l’Orchestre National de France, le Bamberger Symphoniker, le Yomiuri Orches­tra au Japon.

Aujourd’hui il est l’invité régulier du Gewandhaus de Leipzig et du Philharmo­nia Orchestra à la tête duquel, il a dirigé en 2013 une production marquante du Dialogues des Carmélites de Francis Poulenc au Théâtre des Champs-Elysées, dans une mise en scène d’Olivier Py, qui obtient en 2014 le Grand Prix du Syndicat de la Critique et dont l’enregistrement DVD est distingué par de nombreuses récompenses dont le BBC Music Magazine Award 2016.

On retrouve Jérémie Rhorer dans les plus prestigieux festivals internationaux, d’Aix-en-Provence à Salzburg, en passant par Glynde­bourne, Edinburgh, BBC Proms, mais aussi à l’affiche des opéras de Vienne, Munich, la Monnaie et le Teatro Real de Madrid.

Enfin, après la disparition de Nikolaus Harnoncourt à qui il était lié par une complicité évidente, le Concentus Musicus l’invite à Graz pour l’Héroïque et la Pastorale de Beethoven.

Aux sources de l’écriture musicale, le Cercle de l’Harmonie

A chacun ses nourritures philosophique, spirituelle et artistique, Jérémie Rhorer a aussi choisi de vivre sa « vraie vie artistique » à travers son orchestre, le Cercle de l’Harmonie fondé autour de la sonorité singulière des instruments anciens, dont sa conception de la direction d’orchestre l’autorise à aborder un répertoire dans l’esprit de l’héritage d’Harnoncourt.

Curieux, insatiable de musique, il exhume des pièces musicales méconnues, Amadis de Gaule de Jean-Chrétien Bach ou Olympie de Gaspare Spontini, qui permettent de reconstituer des filiations musicales et sont autant de témoignages culturels. Aux quatre coins du monde, il explore et dessine un portrait musical du XVIIIeme à nos jours sans compromission, riche, audacieux, singulier.

Composer : l’écriture musicale en mouvement

Elève de Thierry Escaich, compositeur contemporain majeur, lauréat du Prix Pierre Cardin, Jérémie Rhorer poursuit un travail exigeant de composition parallèlement à la direction d’orchestre. Le Philharmonia Orchestra lui commande en 2017, un concerto pour piano destiné à Jean-Yves Thibaudet.