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LE PROJET ARTISTIQUE

Au cœur du projet artistique du Cercle de l’Harmonie, l’exploration des filiations de répertoire naturelles entre la période classique et la période romantique permet de démontrer la continuité qui existe dans le domaine symphonique et dans le domaine opératique – fort loin de l’image convenue d’une rupture entre ces deux époques. L’ensemble d’idées, de formes nouvelles, de structures musicales qui apparaissent à la naissance du classicisme servent de modèle à l’expression des plus grands compositeurs et vont connaître une évolution organique tout au long du XIXème siècle. Et nous souhaitons montrer comment les compositeurs s’inscrivent et participent de cette évolution.

Les musiciens du Cercle de l’Harmonie et moi-même considérons qu’il existe une filiation de répertoire absolument naturelle, couvrant près d’un siècle de musique, dont Berlioz est la pierre angulaire, la figure centrale qui irait de Gluck à Wagner en passant par Spontini et Berlioz à l’opéra, et de Haydn à Brahms dans le domaine symphonique.

Pour ce faire, il faut rompre avec les codes établis d’appartenance aux écoles nationales (viennoise, française, italienne…) pour révéler les liens insoupçonnés entre différents aspects du répertoire. Ces liens témoignent du fait qu’il n’y a pas de compositeurs « isolés », « satellitaires », détenteurs d’un univers musical autonome à l’origine d’une rupture, mais bien une filiation qui est la nature même de l’évolution musicale entre deux périodes de l’histoire de la musique. Je recherche la mise en perspective de ce grand répertoire et de ses influences, souvent sous estimées. Et, plus particulièrement, à travers cette incroyable musique, la mise en abyme de la musique française par la perception de son influence. Pour montrer, faire entendre, faire ressentir combien cette dernière a contribué au développement de la musique européenne de cette époque, combien elle a donné de sa densité, de ses valeurs, de son originalité.

Le grand répertoire aujourd’hui établi exclut tout un pan de ce croisement d’influences pourtant indispensable à la compréhension des filiations et transmissions. C’est cette démarche que le répertoire du Cercle de l’Harmonie ambitionne de mettre en lumière.

Nous travaillons sur instruments d’époque car c’est dans ce son, nous semble-t-il, que toute la subtilité du travail de ces créateurs s’épanouit et c’est dans ce son que nous voulons transmettre leurs idées, leurs visions, leurs talents. Aujourd’hui encore, pour beaucoup de mélomanes, l’usage des instruments dits « d’époque » est indissociable du répertoire baroque qui court de Claudio Monterverdi à Jean Sébastien Bach. L’explication en est historique. Les pionniers (Nicholaus Harnoncourt et Gustav Leonhart ) de la révolution esthétique  qu’ils initient, ayant concentré leurs efforts sur cette période de l’histoire de la musique. Les instruments utilisés à cette époque n’évolueront pourtant que très peu dans la seconde partie du 18ème siècle, au moment où Haydn et Mozart écrivent leurs œuvres. Il faudra attendre les années 1830, pour que se dessine une évolution de près d’un demi-siècle, transformant peu à peu ces instruments, pour leur donner leurs formes actuelles, et constituer l’orchestre symphonique contemporain.  Ce qui revient à dire, que toute la musique écrite au début du 19ème siècle, était pensée pour un type d’orchestre extrêmement différent de celui que nous connaissons aujourd’hui, dans sa nature même, sa légèreté, sa transparence et ses équilibres. A titre d’exemple, Brahms et Wagner écrivaient encore pour un mélange d’instruments anciens tels que les cors naturels et d’instruments en cours d’évolution comme les cors à pistons. 

Restituer ce monde sonore, constitutif de la pensée musicale de ces compositeurs, est l’ambition des musiciens du Cercle de l’Harmonie, espérant ainsi s’approcher au plus près de la volonté de ces créateurs. 

LE PROJET ARTISTIQUE

Au cœur du projet artistique du Cercle de l’Harmonie, l’exploration des filiations de répertoire naturelles entre la période classique et la période romantique permet de démontrer la continuité qui existe dans le domaine symphonique et dans le domaine opératique – fort loin de l’image convenue d’une rupture entre ces deux époques. L’ensemble d’idées, de formes nouvelles, de structures musicales qui apparaissent à la naissance du classicisme servent de modèle à l’expression des plus grands compositeurs et vont connaître une évolution organique tout au long du XIXème siècle. Et nous souhaitons montrer comment les compositeurs s’inscrivent et participent de cette évolution.

Les musiciens du Cercle de l’Harmonie et moi-même considérons qu’il existe une filiation de répertoire absolument naturelle, couvrant près d’un siècle de musique, dont Berlioz est la pierre angulaire, la figure centrale qui irait de Gluck à Wagner en passant par Spontini et Berlioz à l’opéra, et de Haydn à Brahms dans le domaine symphonique.

Pour ce faire, il faut rompre avec les codes établis d’appartenance aux écoles nationales (viennoise, française, italienne…) pour révéler les liens insoupçonnés entre différents aspects du répertoire. Ces liens témoignent du fait qu’il n’y a pas de compositeurs « isolés », « satellitaires », détenteurs d’un univers musical autonome à l’origine d’une rupture, mais bien une filiation qui est la nature même de l’évolution musicale entre deux périodes de l’histoire de la musique. Je recherche la mise en perspective de ce grand répertoire et de ses influences, souvent sous estimées. Et, plus particulièrement, à travers cette incroyable musique, la mise en abyme de la musique française par la perception de son influence. Pour montrer, faire entendre, faire ressentir combien cette dernière a contribué au développement de la musique européenne de cette époque, combien elle a donné de sa densité, de ses valeurs, de son originalité.

Le grand répertoire aujourd’hui établi exclut tout un pan de ce croisement d’influences pourtant indispensable à la compréhension des filiations et transmissions. C’est cette démarche que le répertoire du Cercle de l’Harmonie ambitionne de mettre en lumière.

Nous travaillons sur instruments d’époque car c’est dans ce son, nous semble-t-il, que toute la subtilité du travail de ces créateurs s’épanouit et c’est dans ce son que nous voulons transmettre leurs idées, leurs visions, leurs talents. Aujourd’hui encore, pour beaucoup de mélomanes, l’usage des instruments dits « d’époque » est indissociable du répertoire baroque qui court de Claudio Monterverdi à Jean Sébastien Bach. L’explication en est historique. Les pionniers (Nicholaus Harnoncourt et Gustav Leonhart ) de la révolution esthétique  qu’ils initient, ayant concentré leurs efforts sur cette période de l’histoire de la musique. Les instruments utilisés à cette époque n’évolueront pourtant que très peu dans la seconde partie du 18ème siècle, au moment où Haydn et Mozart écrivent leurs œuvres. Il faudra attendre les années 1830, pour que se dessine une évolution de près d’un demi-siècle, transformant peu à peu ces instruments, pour leur donner leurs formes actuelles, et constituer l’orchestre symphonique contemporain.  Ce qui revient à dire, que toute la musique écrite au début du 19ème siècle, était pensée pour un type d’orchestre extrêmement différent de celui que nous connaissons aujourd’hui, dans sa nature même, sa légèreté, sa transparence et ses équilibres. A titre d’exemple, Brahms et Wagner écrivaient encore pour un mélange d’instruments anciens tels que les cors naturels et d’instruments en cours d’évolution comme les cors à pistons. 

Restituer ce monde sonore, constitutif de la pensée musicale de ces compositeurs, est l’ambition des musiciens du Cercle de l’Harmonie, espérant ainsi s’approcher au plus près de la volonté de ces créateurs.